Anat's profileBienvenue dans la demeur...PhotosBlogListsMore Tools Help

Bienvenue dans la demeure d'Anat

"Si tu éprouves le désir d'écrire, et nul autre que l'Esprit n'en détient le secret, tu dois maîtriser connaissance, art et magie : - la connaissance des mots et leur mélodie, - l'art d'être sans fard, - et la magie d'aimer ceux qui te liront." Kh. Gibran

Les paroles s'envolent, seuls les écrits restent !

 "Si tu éprouves le désir d'écrire, et nul autre que l'Esprit n'en détient le secret, tu dois maîtriser connaissance, art et magie: - la connaissance des mots et leur mélodie, - l'art d'être sans fard, - et la magie d'aimer ceux qui te liront." Khalil Gibran, Le Sable et l'écume, 1926.

 
L'Idéal de la pensée est la clarté,
L'Idéal de la volonté est la liberté,
L'Idéal des sentiments est leur intensité,
L'Idéal des mots est leur beauté. Anat

"Fiez-vous à vos rêves car en eux est cachée la porte de l'Eternité", Khalil Gibran, Le Prophète, 1923.

 

"C'est dans la rosée des petites choses que le coeur trouve son matin et se rafraîchit", Khalil Gibran, Le Prophète, 1923.
 
 
Please wait...
Sorry, the comment you entered is too long. Please shorten it.
You didn't enter anything. Please try again.
Sorry, we can't add your comment right now. Please try again later.
To add a comment, you need permission from your parent. Ask for permission
Your parent has turned off comments.
Sorry, we can't delete your comment right now. Please try again later.
You've exceeded the maximum number of comments that can be left in one day. Please try again in 24 hours.
Your account has had the ability to leave comments disabled because our systems indicate that you may be spamming other users. If you believe that your account has been disabled in error please contact Windows Live support.
Complete the security check below to finish leaving your comment.
The characters you type in the security check must match the characters in the picture or audio.
superbe blog qui fais rever dans ce monde de fous merci pour le moment passe a vous lire et relire tant c'est beau
gerard
Feb. 12

Bonjour Anat   Rire

Votre Blog et très frais, ÉtoileÉtoileÉtoileÉtoileÉtoilejoli travail est bonne continuation Icône MSN Messengerc'est un plaisir de venir chez vous Clin d'oeil

je pense  Sarcastique

À bientôt sur ce BlogOrdinateur

Feb. 11
Picture of Anonymous
mélanie wrote:
j'ai beaucoup aimée votre blog, on y voyage tout au long, merci pour la croisade et bonne continuation, afin de nous faire découvrir d'autre destinations. 
Feb. 10
PASCALE .wrote:
 
                                salut ,   très joli ce blog,   bravo
 

Image Hosted by ImageShack.us

 

 

Jan. 31
Photo 1 of 4
March 22

Moments

 
moments

dont le silence
sécrète
d’obscur au noir des creux
seulement des lèvres
de terre où se clôt la tristesse


sans énigme où aller
et nulle herbe à frôler


ni lueur dans les yeux
où sur les pentes par la neige
se reflèterait le ciel
où brisé
par ce qu’elle recouvre


ni par la grève appelée
vers la lumière
du soir
par l’obscur
seulement des mots
un murmure de sang


nulle lumière
nulle clairvoyance
ni sens à donner
aux âmes d'abîmes


juste un clair-obscur sali
une clausule des tourments
sans cesse
tournés
vers l'ombre sans image…

© Anat
 
 
 
February 27

Ombres et silences

Les rues du silence ont clos mes lèvres
Et je n'ai plus que le soir au front des yeux
pour enfermer mon ombre
Les rues du silence ont rompu le désir
Et je n'ai plus ce soir dans l'espace tranquille
Où dialoguent les stèles des amants
Que l'immense désert des paroles creuses
Et ce vol d'ombres qui ferme mes yeux
Pour ne plus voir
Que ces cris fallacieux dans le silence
la limite trompeuse
les images insidieuses
l'absurde des confrontations
Et sur les pianos éteints
Quatre croches en silence
Pour le deuil des mots partagés

© Anat
March 31

Oser ...

 

Oser … !

Oser prendre la vie et caresser le temps au bout de sa langue,

Etendre sa soif d'absolu à l'ombre de ses lèvres …

Ouvrir l'œil et s'aliéner la joie au souffle de l'émoi

Corrompre l'univers pour prendre les étoiles

            Et prolonger sa nuit à l'extase …

 

Transsuder ce monde pour allaiter sa misère

Oser coiffer l'écume des jours

Natter les tresses de la mer et délacer les souliers de la terre.

 

Oser conquérir l'enfer et régner sur le Styx

Rompre son cours, mourir dans ses propres bras

… et devenir succube à son tour …

Brûler au feu et faire tomber son masque de glace

Faire alliance au plomb de son âme,

Flageller ses passions, avorter ses moissons à l'or de ses mains…

Suinter la mélancolie… pour vivifier tout ce qui n'est pas vivant … Et …

 

Oser …

Déboutonner le commun des lieux

Déplumer l'ombre des cieux

Dessiller au miroir des sens ses yeux

 

S'arracher à soi

Arracher à son chemin la force de la loi

Descendre l'escalier de son corps offerte en nudité

Aller plus loin …

            Que force et destin !

 

Oser

Emprunter ses ailes

Au vent

Oser

Voler l'éternité

Au temps !

 

Oser vivre le temps d'une ballade

Oser mourir de plaisir

Le temps d'une passion …

 

Oser ! Tout simplement !

March 05

Ce soir

 

Ce soir la lune luit
Sombre dans mon coeur
Qui se broie, se meurt
Et je m'enfonce dans la nuit.

Où es-tu joie qui remplit ?
Que fais-tu, légèreté, ma soeur ?
Quels dédales m'effleurent ?
Quand trouverais-je un appui ?

La mélancolie fait que je m'oublie
Dans cette prison que l'on dit noirceur
Et je me débats dans ce combat sans lueur
Vaincue déjà par cette ordalie.

Tout me raccroche à cet ennemi
Qui accompagne mes peurs
Sans que je puisse faire taire ses clameurs
Et j'erre sans fin dans le labyrinthe de la monotonie !

 

March 01

L'ange déchu

 

Après nous être élevés vers la Hiérarchie Céleste des Anges, il est temps pour nous de retrouver les profondeurs chthoniennes et de partir à la rencontre du Mythe de l'Ange déchu : Lucifer !

Avant que l'Eglise catholique ne le rendre ténébreux, Lucifer avait une connotation positive. En effet, son origine latine le pare de lumière. Son nom a pour racine Lux, Lucis qui désignait la lumière et le suffixe Ferre qui désignait le fait de porter. Il était donc le Porte Lumière, celui qui a la Connaissance et le Savoir. Ce nom a d'ailleurs été utilisé pour désigner le Christ (eh oui !) : celui qui représente La lumière du monde. De même, pendant les 3 premiers siècles de l'Eglise chrétienne, bon nombre d'écclésiastiques ont porté ce nom.

Dans l'Antiquité romaine, Lucifer était un dieu céleste. Fils de Jupiter et de la déesse Aurore, il avait pour charge d'atteler et de dételer les chevaux du char conduit par le Soleil. Il était donc considéré comme le guide des astres. A Rome, Diane (Artémis), la déesse lunaire était aussi appelée Lucifera, la Porteuse de lumière. De plus, tous les matins nous le voyons à l'aube, car il est l'étoile du matin, la planète Vénus qui brille à l'Orient. Les Grecs eux aussi avaient connaissance du dieu Lucifer et ils le nommaient Phosphoros ou Eosphoros. A Babylone, Vénus était connue sous le nom d'Ishtar, déesse des batailles, de l'amour et de la fécondité.

Mais d'où vient le fait que Lucifer, le plus beau des Anges, soit devenu le prince hideux des Ténèbres ?

Tout vient malheureusement d'une mauvaise interprétation (ou manipulation ?) des Ecrits (Livre d'Isaïe 14.12) et d'une volonté évidente de diaboliser les lucifériens. Ces derniers étaient les disciples d'un certain Lucifer, évêque de Cagliari (Sardaigne). Ce dernier était opposé au ralliement des Ariens (courant religieux insoumis) à l'Eglise en place. Il forma donc un groupe de dissidents ce qui provoqua le schisme d'Antioche (séparation d'avec l'Eglise chrétienne). C'est Saint Jérôme de Stridon (traducteur des Ecrits Saints, et notamment de la Bible en latin), adversaire acharné et déclaré des Lucifériens, qui va donner naissance au mythe de la Chute de Lucifer et de ses anges. Ainsi, il a pu combattre les disciples de l'évêque Lucifer en les accusant d'hérésie (Liber contra Luciferianos, 379). Ce n'est donc qu'à partir de ce Haut Moyen Age que le nom de Lucifer a été employé pour désigner Satan (le chef des anges qui se sont rebellés, l'ennemi de l'humanité et de Dieu).

Et c'est depuis ce temps-là que Lucifer arpente les sentiers de la perdition, poussé par son orgueil à se rebeller contre Dieu !

clip_image001Sans titre 1

"Variations" sur L'Ange déchu d'Alexandre Cabanel, 1847, musée Fabre, Montpellier et c'est encore mieux d'aller voir ce tableau en vrai, il est encore plus beau !

Et voici un poème que j'ai trouvé fort approprié au plus bel ange des profondeurs !

Hymne à la beauté
Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l'abîme
O Beauté ? Ton regard, infernal et divin,
Verse confusément le bienfait et le crime,
Et l'on peut pour cela te comparer au vin.

Tu contiens dans ton œil le couchant et l'aurore;
Tu répands des parfums comme un soir orageux;
Tes baisers sont un philtre et ta bouche une amphore
Qui font le héros lâche et l'enfant courageux.

Sors-tu du gouffre noir ou descends-tu des astres ?
Le Destin charmé suit tes jupons comme un chien;
Tu sèmes au hasard la joie et les désastres,
Et tu gouvernes tout et ne réponds de rien.

Tu marches sur des morts, Beauté, dont tu te moques;
De tes bijoux l'Horreur n'est pas le moins charmant,
Et le Meurtre, parmi tes plus chères breloques,
Sur ton ventre orgueilleux danse amoureusement.

L'éphémère ébloui vole vers toi, chandelle,
Crépite, flambe et dit: Bénissons ce flambeau!
L'amoureux pantelant incliné sur sa belle
A l'air d'un moribond caressant son tombeau.

Que tu viennes du ciel ou de l'enfer, qu'importe,
O Beauté ! Monstre énorme, effrayant, ingénu !
Si ton œil, ton souris, ton pied, m'ouvrent la porte
D'un Infini que j'aime et n'ai jamais connu ?

De Satan ou de Dieu, qu'importe ? Ange ou Sirène,
Qu'importe, si tu rends, - fée aux yeux de velours,
Rythme, parfum, lueur, ô mon unique reine ! -
L'univers moins hideux et les instants moins lourds ?

Baudelaire Charles, Les Fleurs du mal, 1860

February 27

Si souvent

 

Si souvent, j'ai parcouru ce royaume impalpable
Découvrant l'éclat fictif de joyaux impossibles.
Je contemplais ce paysage féerique, mais simple,
Ces teintes apaisantes, mais incroyables
Cette plage disloquée, mais agréable
La fraîcheur baignant ce périple.
Ces quelques nuages qui survolaient,
De vastes plaines d'absurdité.

Mais à l'ombre de chaque grain d'or,
Profondément sous l'eau et dans la brume,
Discrètement, mes craintes prennent corps.
Et secrètement l'espérance se consume.

Me laissant guider par l'essence suave
De mes envies, j'ai vagué seule ici.
J'appréciais chaque instant lyrique :
Le souffle magique d'une fable onirique
Les vagues d'une marée de fantaisie
Le sable prémonitoire d'événements fabuleux
Ou présage de séparations et d'adieux.

L'enchantement de l'irréel, cette magie
S'enfuit petit à petit tel un voeu naufragé
Dont j'attendrai la réalisation.

Puis, un détail attire l'attention.
L'illusion se ternit et s'assombrit.
L'aquilon s'emplit de cri et de bruit.

Cet univers se noie dans la nuit.
L'horizon se perd dans la tempête,
Les larmes du ciel embrassent l'océan,
Transperçant les ultimes sentiments,
Et dans l'espoir, le néant se reflète.

Fuir? Se sauver? Mais pour aller où?
Choisir un chemin?
Mais partout,
Au loin,
Je n'aperçois plus rien...
Déjà les ténèbres étouffent
Ce qu'il restait de merveilleux
Et peu à peu, le regard devient pensif
Disparaît ce qu'il y a de plus précieux.

Alors que tout sombre,
Un scintillement dans l'ombre.
Lueur d'une créature d'or,
Qui dort... qui dort...
Rêveuse dans l'âme,
Attise la flamme
Qui permet de survivre.

Et après?
Aucune idée...
Le ciel se boursoufle
La nuit s'essouffle
Ce monde se trouble
Et tombe en poussière,
Derrière mes paupières.

Les temps changent
Et je progresse,
Sans oublier mes songes,
Telle est cette chimère,
Souhait mortel
Et regrets éternels.

February 22

Ange de lune

 

Ange de lune sans cesse infini

Au fond de mon âme, tu luis

Léger, diaphane, sans a priori

Souffle éthéré d'une aile sans oubli

 

Sensation séraphique qui jaillit

Emerge du fond des nuits

Et soulage les blessures des temps d'une vie.

Caresse subtile d'un vent qui rafraîchit

 

Etreins ce cœur sans cesse en furie

Et dessille l'amertume de cette vie

Mortellement plongée dans la mélancolie

Sans espoir de reprendre le goût et l'envie

 

Blancheur opalescente qui éblouit

Efface un instant ces larmes de suie

Qui coulent sur cette peine d'ordalie

Et fais renaître la joie fugace d'une mélodie.

 

 ange de lune

February 18

Liberté

     

Pour ne pas oublier ce qui fait la Mémoire d'une Nation et son Existence même ! C'est donc pour Ceux qui sont tombés pour la Liberté et contre la plus grande des barbaries de tous les Temps que je publie ce billet !  Liberté encore et toujours : un combat d'hier, d'aujourd'hui et de demain !

Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J'écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom

Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom

Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom

Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom

Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes maisons réunis
J'écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Dur miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom

Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom

Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

LIBERTÉ

Paul Eluard
in Poésies et vérités 1942
Ed. de Minuit, 1942.

Ombres et amertumes

La lune ce soir reste sombre
Et se voile de pleurs
Des perles de nuit au firmament de l'azur
Les étoiles dévoilent leur pâleur funeste
Qu'est-ce que la douleur des mots face à la nuit si fragile ?
Un poids qui ne cesse de s'alourdir au balancier du temps.
Un gouffre sans fin d'ombres, de regrets
Et ce léger goût d'amertume qui remplit ma bouche
Un fiel sans miel, une âcreté au bord des lèvres
Ils sont revenus les cavaliers de la tristesse !
Les démons s'invitent à mon âme et me rongent !
Ô sinistre Spleen le bien nommé !
Une chape de plomb enserre mon coeur
Et je m'enfonce vers ces profondeurs chthoniennes,
Noirceur de la terre, noirceur des hommes
Qui ne cessent de hurler depuis la fin des temps.
Où cours-tu ma joie ?
Bien loin du désert...
Et si près des limbes !
Je ne suis plus que l'Ombre

Je deviens spectre qui hante les mots.

February 16

Démons d'une vie

 

R essurgis les démons des temps passé S

E ternels tourments d'une vie d'alé A

G ravés sur cette pierre d'airi N

R evenue du fond des limbe S

E t qui avancent tel un leitmoti V

T ous les cris remontent de l'oubl I

S ans amour et plein de hain E

D omino des sens ad Eterna M

O ù tout n'est que crescend O

Usure d'un présent sans bonheu R

T elle une fleur se meur T

E t s'enfonce dans le Tartar E

S ans espoir de deui L

P uissance occulte de la mélancoli E

E tat d'une vie remplie de ressa C

U rne d'un cœur où le ma L

R etourne cette larme de pari A

S uie d'une âme à l'état bru T

S ans chemin à suivre, sans far D

E t qui tourne cette danse à vi E

M ots qui blessent l'âme d'accro C

E nvie à jamais de disparaîtr E

L oin d'ici toucher le cie L

E t épouser le noir infin I

N e plus penser que lun E

T rouver les étoiles et délier ce carca N

February 13

IF

Parfois à l'ombre d'une touche, on croise des textes qui marquent l'esprit. Comment ne pas se reconnaître, filles et fils de la terre, dans ce poème de Rudyard Kipling ? Comment ne pas en ressentir l'émotion telles les notes ultimes et crescendo du Bolero de Ravel ? Je vous invite donc à lire et écouter toute la puissance de ces mots !

Si...

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
        Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
        Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
        Sans mentir toi-même d'un seul mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
        Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
        Penser, sans n'être qu'un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
        Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
        Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui est mieux que les Rois et la Gloire,
        Tu seras un homme, mon fils.

Rudyard Kipling (1865-1936)

  

February 11

Anges

 
Partageant l'Eternité, ils sont les messagers du ciel veillant sur la destinée des hommes. Quoi de plus merveilleux de les entre percevoir à travers les nuages, virevolter au gré du vent. Purs esprits, ils éblouissent par leur beauté, leurs visages innocents et malicieux.

Leur douce blancheur nous rend plus purs et depuis le IVème siècle, leurs ailes nous frôlent et, légères, elles apaisent le tourment des hommes.

Nombres d'artistes aux noms évocateurs comme Raffaello, Botticelli, Leonardo Da Vinci, vous ont représentés tantôt diaphanes ou aériens et parfois même songeurs. Votre siècle est celui des Arts de la Renaissance. Par petites touches, vous avez pris alors des formes plus Barocco tout en rondeurs et le Rococo a déposé sur vos corps un voile de sensualité, de couleurs florentines.
 
                                     Raphael16
                                              Raffaelo Sanzio dit Raphaël, détail de La Madonna Sistina, vers 1512-1513, Staatliche Gemäldegalerie, Dresde.

Composés de 9 Chœurs vous formez cette Hiérarchie Céleste qui va du Chœur des Seraphim à celui des Archanges. Le nom évocateur de Chérubins prend tout son sens quand on vous honore le 2 octobre.

Votre origine se perd depuis la nuit des Temps. Les civilisations ont changé, les langages se sont transformés, les hommes ont évolué mais vous restez toujours aussi mystérieux et universels. Depuis le bébé qui sourit aux anges jusqu'à l'ange gardien qui nous protège même si nous ne sommes pas tous beaux comme des anges. Bien sûr, nous ne sommes pas toujours d'une patience d'ange mais souvent un ange passe et nous sommes alors aux anges
 
 
                                        
angeli202

Adolphe-William Bouguereau, Le Premier Baiser, 1873.


Aujourd'hui, votre parfum dépose sur la peau des envolées de chocolat et de vanille mêlées d'éclats de caramel, de nuages de barbapapa ; il nous ramène alors aux beaux jours de l'enfance qui riment avec innocence, danses, exubérance…


A travers ces quelques mots, j'espère que vous trouverez votre ange, celui qui guide votre âme vers la lumière. Quand à moi j'aime à penser que Sitael veille sur mon cœur et m'inspire chaque jour qui passe.

 

                     

February 04

Miroir

 

neige-riviere1 

La chanson de l'eau
Reste chose éternelle.
C'est la sève profonde
Qui mûrit les campagnes.
C'est le sang des poètes
Qui laissèrent leur âme
Se perdre en les sentiers de la Nature.

Quelle harmonie elle verse
Et elle s'abandonne aux hommes
Avec ses douces cadences.

Le matin est limpide
Et les cheminées fument.
Leurs volutes sont bras
Qui soulèvent la brume.

Et la lumière est faite chant
D'illusions romantiques,
Elle est forte et suave,
Céleste et pacifique.
Elle est brouillard et rose
De l'éternel matin,
Miel de lune qui coule
D'astres ensevelis.

C'est pourquoi les étoiles
Dans ses ondes reposent
Elle est l'amour qui coule,
Elle est la vie du monde,
L'histoire de son âme.

Gardienne du secret
De nos bouches humaines,
Alors notre soif s'apaise
Car elle est le réservoir de nos baisers,
De lèvres évanouies,
Soeur de nos pauvres coeurs,
Éternelle captive.

Nous voici alors plus enfants,
Un peu meilleurs.

Nos tristesses
S'en vont alors, vêtues
De guirlandes rosées.
Et nos regards se perdent
Dans des régions dorées.
Félicité de l'extase...
De nul être ignorée !

Douceur de l'eau où l'homme
Rafraîchit corps et esprit,
Il n'est rien de pareil
A tes rives sacrées,
Quand l'amour profond

Nous a donné des ailes.

February 01

Et le voyage continue

 

Le voyage amorcé par ailleurs continue et nous partons désormais à l'assaut de ces montagnes qui touchent le ciel et côtoie l'Eternité.

Es-tu prêt, noble itinérant, à emboîter mes pas ? Alors ne perdons plus de temps et entrons dans l'univers des choses immuables !

 

 

Odeur boisée de la terre après l'orage ; le calme d'un lieu où le temps s'est arrêté.

 

Au fond de la vallée, les montagnes se découpent sur fond d'azur et renvoie à l'oeil émerveillé des reflets changeants. Les poumons se remplissent et l'air frais caresse la peau : une sensation de renaissance où l'automne est là et l'hiver se prépare à frapper à la porte.

Et je marche à travers les sentiers, l'esprit en paix et je me surprends à penser que l'Eden n'est pas très loin. Seule, je sonde les replis profonds de mon âme et ne trouve là que quelques pensées noires bien enfouies.

 

A mes oreilles, le bruit de fond des alpages se fait entendre, doux tintement des cloches qui s'égrènent en petites notes claires.

Puis le regard se tourne une nouvelle fois vers les massifs et l'on se fait humble devant tant de grandeur. Ca et là des pointes de vert se disputent l'herbe brûlée. Le torrent à proximité laisse couler l'onde qui serpente à travers les rochers. Un bruit de cascade remplit le ciel et je ne peux m'empêcher de tremper mes pieds dans l'eau. Quel saisissement ! Sensation glacée qui coupe la respiration et l'on voudrait sortir mais la tentation est trop forte. Et je retrouve des sensations disparues, celle de l'enfance avec cette envie irrépressible d'y plonger toute entière mais la raison reprend le dessus. Puis, les membres engourdis par le froid de cette onde venue du fond des âges, je contemple les vagues formées par les obstacles rocheux et c'est un peu de ma vie qui s'écoule ainsi tantôt paisible, tantôt torturée. L'eau est si limpide et si claire que mes mains se portent à ma bouche pour goûter sa fraîcheur.

 

Et là encore, le spectacle grandiose ravit mon coeur : ces Dames géantes contemplent, immuables, cette terre et l'on ne peut s'empêcher de repenser aux combats de Titans qu'elles ont livré, arrachant à Chronos leur part d'éternité. Moment privilégié où je communie avec l'Histoire. Plus bas dans la vallée, les restes de ruines arrêtent mon attention. Tristes pierres noircies par les batailles et dont on peut encore en sentir les affres. Ce temps où la folie d'un homme a plongé le monde dans le chaos. Et les murs écroulés renvoient encore les cris de haines aux accents étrangers. Et là, on se rend compte que ce nouveau siècle n'a rien retenu des leçons du passé : la Peste est toujours là, insidieuse et perfide ; et les hommes de bien restent les témoins impuissants du passage de la grande faucheuse. Et je repense alors à Aragon et autre Desnos, poètes et messagers dont les voix se sont tues. Je secoue la tête. Non ! Il fallait reprendre pied et se laisser à nouveau séduire par les beautés du temps présent : l'activité bondissante d'une sauterelle ; le parfum du thym sauvage que l'on écrase entre les doigts et qui laisse l'eau à la bouche, cette volonté de retrouver l'innocence dans toutes choses...

 

Puis les nuages, tout à coup, apparurent, signes annonciateurs qu'il était temps de rejoindre la fureur du monde des hommes. Tranquillement, je repris ma marche et mes pas me portèrent inconsciemment vers cet incroyable sanctuaire de la "Madonna dei boschi". L'extérieur de l'édifice ne renvoyait que des murs vieillis par les siècles, une simplicité nue de l'architecture. Je poussais alors délicatement l'imposante porte de bois. A l'intérieur, la pénombre régnait en maître et il me fallut quelques minutes pour que mon regard retrouve le chemin de la lumière. Là, le saisissement fut total ! et je m'avançai religieusement au milieu des travées et d'un mouvement circulaire, je découvris le spectacle magistral des fresques étalées sur les murs. Sans troubler le silence des lieux, je me mis à détailler les scènes qui s'offraient à l'oeil. Puis le temps s'arrêta...

 

Des voix résonnaient et les mouvements se firent plus précis. Sous mes yeux ébahis, les échafaudages se matérialisèrent ! Les apprentis en robes de tissus grossiers, trempaient leurs pinceaux dans les couleurs et soudain, le visage d'un ange apparut. Par moment, la voix du maître houspillait les élèves qui s'amusaient : Giovaneschi, è tempo di rimettersi al lavoro, senza divertirsi e il lavoro di Dio non aspetta ; si deve finire questo muro subito, prima che il giorno abbassa*.

Dans les traits délicats de la Madonne, l'on retrouvait les marques d'un Fra Filippo Lippi ; la fluidité du corps et les lignes épurées des profils si chères à Botticelli ou bien les couleurs éclatantes d'un Fra Angelico. Le chantier grouillait sous l'activité et cette ruche prenait sa tâche à coeur : rendre palpable la communion religieuse de ce Quatrocento.

 

Les apprentis reprenaient leur travail de plus belle : certains préparaient les murs pour recevoir l'incanto ; d'autres déposaient les applats délicatement sur les visages et ces derniers prenaient alors une ferveur toute religieuse. Au centre, l'évocation de la Nativité renvoyait l'icône d'une Madonne aux traits purs, évocation parfaite de l'amour d'une mère pour son fils.

 

Tout à coup, je fus reprise d'une furieuse envie de saisir à nouveau mes pinceaux et retrouver cette volonté d'étaler les couleurs, sentir à nouveau le parfum entêtant de l'essence de térébenthine, retrouver ce désir charnel de reproduire l'inaccessible du monde, sentir à nouveau la peinture qui poisse les doigts et cette insatisfaction de ne pas parvenir à l'oeuvre parfaite. Mes mains se mirent à trembler et je compris que le moment n'était pas encore venu de retrouver ces automatismes qui conduisent à la création.

 

Puis les voix s'estompèrent pour laisser le vide reprendre ses droits et je regardais une dernière fois ces sfumatos. Les murs ça et là portaient les traces des attaques du temps ; quelques tâches de moisi brouillaient les visages, donnant à l'oeuvre cet air inachevé. Les effluves de la peinture fraîche disparurent et l'odeur douçâtre et pénétrante de renfermé emplit à nouveau l'espace.

 

Mon voyage à travers le siècle de la Renaissance italienne était terminé ! Je sortis du sanctuaire et la chaleur du jour me fit frissonner. Il était vraiment temps de reprendre le chemin des vivants pour ne pas se perdre à jamais dans les méandres du temps passé !

 

* "Jeunes gens, il est temps de se remettre au travail, sans s'amuser ; l'oeuvre de Dieu n'attends pas ; et l'on doit finir ce mur avant que le jour ne baisse !"

 

                                            0216-33__336x510

Fra Filippo Lippi, Madonna con bambino e due angeli, 1455, Galerie des Offices, Florence.

                                              ange en adoration-fraangelico  

Guido di Pietro dit Fra Angelico, Ange en adoration 1430-1440 ?, Musée du Louvre, Paris.

                                          Botticelli - The Madonna of the Magnificat

Sandro Botticelli, La Madonna del Magnificat 1480-1481, Galerie des Offices, Florence.

January 29

"Au clair de la lune ..."

 

Intérieurement en danger si j'imite
Ce qu'on voit, ce qu'on dit, ce qu'on pense, ce qu'on vend
Depuis longtemps, j'ai posé ces limites
Même si, par prudence, il vaut mieux vivre présent
Je serai dans la lune !
Et par-delà les nuages, à chaque instant, je rêve!

Continuellement en dehors de la vie
Que l'on veut que je mène sans connaître mon coeur
Sans se soucier de ce dont j'ai envie
Fatiguant qui espère me distraire d'être ailleurs
Je serai dans la lune !
C'est la réalité, si je veux exister, je rêve !

Evidemment, n'écoutant pas assez, moi non plus
Les besoins, les attentes, les alarmes
Comme ces enfants que l'on a trop blessés
Se promenant à l'écart du chemin de leurs larmes
Je serai dans la lune !
Pour ne pas trop souvent m'attrister d'autres peines, je rêve !

Impunément, jouant mon petit jeu
D'un Pierrot, d'une Colombine pour un mot penchée sur son poème
Qui dirait non même au plus malheureux
Qui demande sa plume, en précisant quand même
Je serai dans la lune !
Comment prêter la chose avec laquelle le mieux, je rêve !

Obstinément attirée par le seul
Avec qui mes pensées marivaudent encore
En laissant à tous ceux qui le veulent
Le monde trop terre à terre
Je serai dans la lune !
Pour ne pas regretter les tourments antérieurs, je rêve !


Et doublement, quand je ne serai plus là
Quand ceux qui m'ont aimée ou blessée s'en rendront un peu compte
Fidèlement, alors on me croira
Sous la pierre ou au ciel, d'après ce qu'on raconte
Je serai dans la lune !
Pour moi, pas de mystère, de Paradis, d'Enfer, le Rêve!

Mais je suis dans la lune :
Quinze mille lunes et plus
Que je rêve de la lune sur la terre
Alors je rêve encore et encore d'une lune des mille et une nuits !

 
January 28

Danser sur la lune / Stand by me

    
free music

Les murs sombres aux reflets gris
La ville sans nom bercée par l'ennui
Toi tu rêvais d'être ébloui
Si les étoiles te servent d'abri.

Alors viens, oh oui viens.
Prend ma main
Oublie tes pleurs, tes chagrins
Allez viens
Oh ce soir j't'emmène
Danser sur la lune
Flâner sur les dunes.

Le jour on tire sa révérence
La nuit se pose avec élégance
Tes yeux se lèvent plein d'insouciance
Tu voudrais bien que l'on recommence.

Alors viens, oh oui viens.
Oh allez j't'emmène,
Danser sur la lune
Flâner sur les dunes
Danser sur la lune.

S'évader un instant
Du souffle des tourments
Retrouver le sourire,
Le parfum des plaisirs
Je connais ce chemin.
Je connais ce chemin.

Je t'y emmène allez viens !
Oh oui viens, allez viens !
Oublie tes pleurs, tes chagrins
Prend ma main
Ce soir, j't'emmène,
Danser sur la lune
Flâner sur les dunes
Danser sur la lune.

Allez viens
Allez viens, je t'emmène,
Danser sur la lune
Je t'emmène là-haut
Danser, danser
Danser sur la lune
Humm, humm
Danser sur la lune.

Marilou Bourdon et Merwan Rim, Danser sur la lune, 2007.

January 27

Tentation

  Tentation

A chaque instant, la réminiscence des mots
Semblable à un frémissement d'ailes
Nous parle de la douceur des liens
Qui unissent chaque âme
Caresse éthérée de plaisirs partagés
Une onde de vie si délectable
Une partition de notes exquises si douces à nos palais
Une corbeille de fruits défendus
Dont la saveur sucrée rappelle le péché originel
Et rapproche les coeurs de la tentation
Et nos lèvres peuvent alors goûter
Aux gourmandises du temps passé
Comme aux délices des Temps à venir.

January 26

Partage

Parfois au gré de nos recherches , nous tombons amoureux de mots qui nous font vibrer. En découvrant ce poète libanais, mon esprit est tombé sous le charme de ses vers. Je les dédie donc à tous ceux que j'aime, puissent-ils vous faire rêver et vous mener au-delà des rives du commun de la vie ! Et c'est surtout à toi ma p'tite soeurette que je pense, toi qui les a partagés avec moi ; toi qui a pu en ressentir tout le pouvoir !
 
 
Vos cœurs connaissent en silence les secrets des jours et des nuits.

Mais vos oreilles se languissent d'entendre la voix de la connaissance en vos cœurs.

Vous voudriez savoir avec des mots ce que vous avez toujours su en pensée.

Vous voudriez toucher du doigt le corps nu de vos rêves.


Et il est bon qu'il en soit ainsi.

La source secrète de votre âme doit jaillir et couler en chuchotant vers la mer,

Et le trésor de vos abysses infinis se révéler à vos yeux.

Mais qu'il n'y ait point de balance pour peser votre trésor inconnu,

Et ne sondez pas les profondeurs de votre connaissance avec tige ou jauge,

Car le soi est une mer sans limites ni mesures.

Ne dites pas : "J'ai trouvé la vérité", mais plutôt: "J'ai trouvé une vérité".

Ne dites pas: "J'ai trouvé le chemin de l'âme". Dites plutôt: "J'ai rencontré l'âme marchant sur mon chemin".


Car l'âme marche sur tous les chemins.

L'âme ne marche pas sur une ligne de crête, pas plus qu'elle ne croit tel un roseau.

L'âme se déploie, comme un lotus aux pétales innombrables.
 
Khalil Gibran, Le Prophète, extraits.
 
January 25

Contemplations

En découvrant Egyptis et la ville de Nekhen en particulier, il m'a été donné de découvrir de loin des images d'un Orient qui ne cessent de charmer les coeurs, je vous convie donc à partager cette magie !

L'aube s'élève sur les montagnes de poussières

Les effluves aqualifères du Nil enrobent
Les hommes d'une onde aromatique ;
Le désert s'éveille, Geb ouvre la marche
Râ possède le monde de ses rayons
Et le pinceau modèle mes Impressions Soleil Levant.

 

A midi, le zénith rougeoie ;
Quel attrait que ces poussières d'or !
Une contemplation qui m'enserre
Et qui change au gré du Khamsin
Un voile pourpre moire le granit,
Et devant les yeux cette esquisse flamboie.

L'Orient est possession, violences, sans chimères ;
Les dunes brûlent, meurent et renaissent la nuit

Graines d'éternité qui charment les cœurs et l'esprit
Et des profondeurs chtoniennes monte l'appel de la solitude.

A l'aube du crépuscule, une réflexion sur le sens de nos vies
Et nos sens reflètent nos coeurs, les vicissitudes
Qui passent, vont, viennent et pénètrent nos âmes
A nos oreilles, le silence murmure
Une petite musique de nuit au clair de lune
Une partition sans fin qui vogue en secret dans le désert.
Et chantonne au gré des airs du temps jadis.

 

http://www.egyptis.com/

http://nekhen.niceboard.com/

January 24

Éternelle musique

 
Un bémol, une dièse, qu'elles soit blanches ou noires,

Quelques notes sur une ligne, la voilà dans l'histoire.

Celle que le génie, dans un accord magique

Lui a donné un nom, celui de la musique.

Un petit air de valse, de rumba, de musette,

Partout où il se trouve nous met le coeur en fête.

Musiques de lointains pays, aux rythmes endiablés

Ou simple menuet que dansaient nos aînés.

Petite musique de chambre ou triste Requiem,

Chacun a dans la tête la musique qu'il aime.

Le roulement du tambour, sur les champs de bataille,

Encourageant les hommes, face à la mitraille.

Pour le fantassin, c'est au pas cadencé,

Qu'elle est toujours présente sur les Champs Elysées.

Ce merveilleux tango, au son si mélodieux

Que l''on danse encore, au bal des amoureux.

Je n'oublie pas non plus, ces slows si romantiques,

Qui nous rappellent parfois des pensées nostalgiques,

Et puis l''accordéon, le piano, la trompette, la guitare,

Qui se sont joints aux mots, pour de belles histoires.

Écouter doucement chansons et ritournelles,

Mais s'il nous prend l''envie d''pousser les décibels,

Pour la samba, le rock ou le disco,

Nous avons le panel pour garder le tempo.

Elle est toujours présente aujourd'hui, comme naguère

Faire deux pas en avant et un seul en arrière,

Pour danser ensemble ce tango langoureux,

Celui qu'a fait s'unir d''éternels amoureux.
arton 1
 
January 23

Melancholia

 

effet3

M on coeur joue ce soir un requie M
E nveloppant mon âme de notes de sui E
L es larmes de nuit s'égrènent sans fie L
A
ngoissante étreinte qui se berce d'alé A
N ouée au fond des limbes sans soutie N
C haque note suit les méandres du ressa C
O
bscures pensées et souffle de lament O
L estant le crépuscule d'un sombre linceu L
I llusions d'amours qui meurent à l'infin I
E ternité de vide qui possède chaque êtr E

 

January 22

Réflexions d'un jour !

  Au détour d'un échange, il m'a été donné de réfléchir sur le sens du mot "impossible" : voici donc cette pensée et je remercie celui qui m'a permis d'effleurer l'essence même de ce mot, si un jour il franchit la porte de cette demeure.

 

Je pense qu'il n'y a pas de non sens à désirer l'IMPOSSIBLE : donc pour moi ce mot n'existe pas ; il y a seulement un idéal à atteindre et cet idéal nous permet d'avancer dans la vie ! Idéal de soi et idéal de l'autre, idéal des autres qui façonnent nos existences à la recherche de cette éternelle quête (ne sommes-nous pas des "Sisyphe" en puissance comme l'a si bien décrit Camus ? et là nous rejoignons ce trait caractéristique de notre signe qui fait que nous progressons malgré les obstacles, les erreurs et les désillusions !) ; cette recherche est donc le fondement même de nos actions et nous fait parcourir ce monde si petit à nos yeux et bien au contraire les mots ne s'annulent pas dans la théorie mais nous permettent d'enfoncer des portes et d'entrevoir cet impossible qui devient POSSIBLE !

January 21

The Sound Of The Silence by Paul Simon

Il est des mots transportés par la musique et qui n'ont pas besoin d'être traduits.
 

Hello darkness, my old friend,
I've come to talk with you again,
Because a vision softly creeping,
Left its seeds while I was sleeping,
And the vision that was planted in my brain
Still remains
Within the sound of silence.

In restless dreams I walked alone
Narrow streets of cobblestone,
'Neath the halo of a street lamp,
I turned my collar to the cold and damp
When my eyes were stabbed by the flash of a neon light
That split the night
And touched the sound of silence.

And in the naked light I saw
Ten thousand people, maybe more.
People talking without speaking,
People hearing without listening,
People writing songs that voices never share
And no one dared
Disturb the sound of silence.

"Fools" said I, "You do not know
Silence like a cancer grows.
Hear my words that I might teach you,
Take my arms that I might reach you."
But my words like silent raindrops fell,
And echoed
In the wells of silence

And the people bowed and prayed
To the neon god they made.
And the sign flashed out its warning,
In the words that it was forming.
And the sign said, "The words of the prophets are written on the subway walls
And tenement halls."
And whisper'd in the sounds of silence.
January 20

Masques

Voici le dernier texte qui clôt le cycle des lettres vénitiennes ! qu'elles suivent encore et toujours le chemin magique des canaux ! et qu'elles tendent l'oreille pour espérer entendre les soupirs qui s'envolent des ponts !
 
 
 

Que sont nos masques sur nos visages ?

Des mystères cachés qui nous imagent
Le Bien et le Mal balancent
Et l'on ne sait lequel nous influence
Nous allons et venons dans ce Carnaval
Amorçant sans fin une contredanse, au bal
De cette vie où nous tournoyons
Entre les rires, les larmes et leurs tourbillons
Un quadrille, une valse, un rigaudon
Trois petits tours et puis s'en vont !

Masque reflet de soi, double secret de l'âme.

Le visage se travestit en drame
Mille et un visage cachent nos douleurs
Mille et une couleurs parent nos coeurs
Et le corps joue la comédie
Sur la scène de nos vies,
Véritable Commedia dell'arte et du Temps
Qui sommes-nous donc vraiment ?

Arlequin, facétieux multicolore et joyeux
Scaramouche, esprit sombre et dangereux
Pierrot, triste rêveur et ami de la lune
Colombine, ingénue romantique et arlequine
Ou bien Polichinelle, double face à la bosse sans secret ?

January 17

Poésie

 

   

 

 

Tremper sa plume à l'encre de lune

ouvrir son cœur en corne de brume

 

 

Sur toile de nuit
étoiler le ciel gris
ouvrir son coeur
en arbre de vie

Autre part trouver
ce nulle part
Autre part au hasard
Au-delà les grands phares

Autre part les trous noirs
espoirs au milieu des tableaux noirs
craie de sombres histoires

Poésie
Poésie
tu lignes la blanche Pureté
Poésie
Poésie
moi j'dévie,
je veux encore pécher
Poésie
Poésie
une seule vie
c'est tout ce que j'ai
pour pleurer
pour en rire
mais aussi chanter
Poésie
Poésie
je vais ici.

Tremper sa plume
à la roue des fortunes
ouvrir son coeur
en larme d'amertume
Sur toile de jour
soleiller l'azur
ouvrir son coeur
en livres d'amour

Autre part
trouver ce nulle part
Autre part
jusqu'à croire
Au delà ce qu'est voir
Autre part
quelque part
miroirs
terres noires
plomb des neuves histoires

Poésie
Poésie
tu lignes la blanche Pureté
Poésie
Poésie
moi j'dévie,
je veux encore pécher
Poésie
Poésie
une seule vie
c'est tout ce que j'ai
pour pleurer
pour en rire
mais aussi chanter
Poésie
Poésie
je vais ici.
Poésie
Poésie
tu lignes la blanche Pureté...

 
Citations d'auteurs glanées par "mots" et par vaux.
by 
by 
by 
by 
by 
by 
by 
by 
by 
by 
by 
by 
by 
by 

Anat Valérie

Occupation
Location
Interests
Que dire de plus sinon que les mots sont ma passion.
N'être qu'une rêveuse invétérée, la tête dans les étoiles et la lune pour confidente