Anat's profileBienvenue dans la demeur...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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March 22 Momentsmoments
dont le silence sécrète d’obscur au noir des creux seulement des lèvres de terre où se clôt la tristesse sans énigme où aller et nulle herbe à frôler ni lueur dans les yeux où sur les pentes par la neige se reflèterait le ciel où brisé par ce qu’elle recouvre ni par la grève appelée vers la lumière du soir par l’obscur seulement des mots un murmure de sang nulle lumière nulle clairvoyance ni sens à donner aux âmes d'abîmes juste un clair-obscur sali une clausule des tourments sans cesse tournés vers l'ombre sans image… © Anat February 27 Ombres et silencesLes rues du silence ont clos mes lèvres Et je n'ai plus que le soir au front des yeux pour enfermer mon ombre Les rues du silence ont rompu le désir Et je n'ai plus ce soir dans l'espace tranquille Où dialoguent les stèles des amants Que l'immense désert des paroles creuses Et ce vol d'ombres qui ferme mes yeux Pour ne plus voir Que ces cris fallacieux dans le silence la limite trompeuse les images insidieuses l'absurde des confrontations Et sur les pianos éteints Quatre croches en silence Pour le deuil des mots partagés © Anat March 31 Oser ...
Oser … ! Oser prendre la vie et caresser le temps au bout de sa langue, Etendre sa soif d'absolu à l'ombre de ses lèvres … Ouvrir l'œil et s'aliéner la joie au souffle de l'émoi Corrompre l'univers pour prendre les étoiles Et prolonger sa nuit à l'extase …
Transsuder ce monde pour allaiter sa misère Oser coiffer l'écume des jours Natter les tresses de la mer et délacer les souliers de la terre.
Oser conquérir l'enfer et régner sur le Styx Rompre son cours, mourir dans ses propres bras … et devenir succube à son tour … Brûler au feu et faire tomber son masque de glace Faire alliance au plomb de son âme, Flageller ses passions, avorter ses moissons à l'or de ses mains… Suinter la mélancolie… pour vivifier tout ce qui n'est pas vivant … Et …
Oser … Déboutonner le commun des lieux Déplumer l'ombre des cieux Dessiller au miroir des sens ses yeux
S'arracher à soi Arracher à son chemin la force de la loi Descendre l'escalier de son corps offerte en nudité Aller plus loin … Que force et destin !
Oser Emprunter ses ailes Au vent Oser Voler l'éternité Au temps !
Oser vivre le temps d'une ballade Oser mourir de plaisir Le temps d'une passion …
Oser ! Tout simplement ! March 05 Ce soir
Ce soir la lune luit
March 01 L'ange déchu
Après nous être élevés vers la Hiérarchie Céleste des Anges, il est temps pour nous de retrouver les profondeurs chthoniennes et de partir à la rencontre du Mythe de l'Ange déchu : Lucifer ! Avant que l'Eglise catholique ne le rendre ténébreux, Lucifer avait une connotation positive. En effet, son origine latine le pare de lumière. Son nom a pour racine Lux, Lucis qui désignait la lumière et le suffixe Ferre qui désignait le fait de porter. Il était donc le Porte Lumière, celui qui a la Connaissance et le Savoir. Ce nom a d'ailleurs été utilisé pour désigner le Christ (eh oui !) : celui qui représente La lumière du monde. De même, pendant les 3 premiers siècles de l'Eglise chrétienne, bon nombre d'écclésiastiques ont porté ce nom. Dans l'Antiquité romaine, Lucifer était un dieu céleste. Fils de Jupiter et de la déesse Aurore, il avait pour charge d'atteler et de dételer les chevaux du char conduit par le Soleil. Il était donc considéré comme le guide des astres. A Rome, Diane (Artémis), la déesse lunaire était aussi appelée Lucifera, la Porteuse de lumière. De plus, tous les matins nous le voyons à l'aube, car il est l'étoile du matin, la planète Vénus qui brille à l'Orient. Les Grecs eux aussi avaient connaissance du dieu Lucifer et ils le nommaient Phosphoros ou Eosphoros. A Babylone, Vénus était connue sous le nom d'Ishtar, déesse des batailles, de l'amour et de la fécondité. Mais d'où vient le fait que Lucifer, le plus beau des Anges, soit devenu le prince hideux des Ténèbres ? Tout vient malheureusement d'une mauvaise interprétation (ou manipulation ?) des Ecrits (Livre d'Isaïe 14.12) et d'une volonté évidente de diaboliser les lucifériens. Ces derniers étaient les disciples d'un certain Lucifer, évêque de Cagliari (Sardaigne). Ce dernier était opposé au ralliement des Ariens (courant religieux insoumis) à l'Eglise en place. Il forma donc un groupe de dissidents ce qui provoqua le schisme d'Antioche (séparation d'avec l'Eglise chrétienne). C'est Saint Jérôme de Stridon (traducteur des Ecrits Saints, et notamment de la Bible en latin), adversaire acharné et déclaré des Lucifériens, qui va donner naissance au mythe de la Chute de Lucifer et de ses anges. Ainsi, il a pu combattre les disciples de l'évêque Lucifer en les accusant d'hérésie (Liber contra Luciferianos, 379). Ce n'est donc qu'à partir de ce Haut Moyen Age que le nom de Lucifer a été employé pour désigner Satan (le chef des anges qui se sont rebellés, l'ennemi de l'humanité et de Dieu). Et c'est depuis ce temps-là que Lucifer arpente les sentiers de la perdition, poussé par son orgueil à se rebeller contre Dieu !
"Variations" sur L'Ange déchu d'Alexandre Cabanel, 1847, musée Fabre, Montpellier et c'est encore mieux d'aller voir ce tableau en vrai, il est encore plus beau ! Et voici un poème que j'ai trouvé fort approprié au plus bel ange des profondeurs ! Hymne à la beauté Tu contiens dans ton œil le couchant et l'aurore; Sors-tu du gouffre noir ou descends-tu des astres ? Tu marches sur des morts, Beauté, dont tu te moques; L'éphémère ébloui vole vers toi, chandelle, Que tu viennes du ciel ou de l'enfer, qu'importe, De Satan ou de Dieu, qu'importe ? Ange ou Sirène, Baudelaire Charles, Les Fleurs du mal, 1860 February 27 Si souvent
Si souvent, j'ai parcouru ce royaume impalpable Mais à l'ombre de chaque grain d'or, Me laissant guider par l'essence suave L'enchantement de l'irréel, cette magie Puis, un détail attire l'attention. Cet univers se noie dans la nuit. Fuir? Se sauver? Mais pour aller où? Alors que tout sombre, Et après? Les temps changent February 22 Ange de lune
Ange de lune sans cesse infini Au fond de mon âme, tu luis Léger, diaphane, sans a priori Souffle éthéré d'une aile sans oubli
Sensation séraphique qui jaillit Emerge du fond des nuits Et soulage les blessures des temps d'une vie. Caresse subtile d'un vent qui rafraîchit
Etreins ce cœur sans cesse en furie Et dessille l'amertume de cette vie Mortellement plongée dans la mélancolie Sans espoir de reprendre le goût et l'envie
Blancheur opalescente qui éblouit Efface un instant ces larmes de suie Qui coulent sur cette peine d'ordalie Et fais renaître la joie fugace d'une mélodie.
February 18 LibertéPour ne pas oublier ce qui fait la Mémoire d'une Nation et son Existence même ! C'est donc pour Ceux qui sont tombés pour la Liberté et contre la plus grande des barbaries de tous les Temps que je publie ce billet ! Liberté encore et toujours : un combat d'hier, d'aujourd'hui et de demain ! Sur mes cahiers d'écolier LIBERTÉ Paul Eluard Ombres et amertumesLa lune ce soir reste sombre Je deviens spectre qui hante les mots. February 16 Démons d'une vie
February 13 IFParfois à l'ombre d'une touche, on croise des textes qui marquent l'esprit. Comment ne pas se reconnaître, filles et fils de la terre, dans ce poème de Rudyard Kipling ? Comment ne pas en ressentir l'émotion telles les notes ultimes et crescendo du Bolero de Ravel ? Je vous invite donc à lire et écouter toute la puissance de ces mots ! Si...Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie Si tu peux supporter d'entendre tes paroles Si tu sais méditer, observer et connaître Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite Rudyard Kipling (1865-1936)
February 11 AngesPartageant l'Eternité, ils sont les messagers du ciel veillant sur la destinée des hommes. Quoi de plus merveilleux de les entre percevoir à travers les nuages, virevolter au gré du vent. Purs esprits, ils éblouissent par leur beauté, leurs visages innocents et malicieux.
Leur douce blancheur nous rend plus purs et depuis le IVème siècle, leurs ailes nous frôlent et, légères, elles apaisent le tourment des hommes. Nombres d'artistes aux noms évocateurs comme Raffaello, Botticelli, Leonardo Da Vinci, vous ont représentés tantôt diaphanes ou aériens et parfois même songeurs. Votre siècle est celui des Arts de la Renaissance. Par petites touches, vous avez pris alors des formes plus Barocco tout en rondeurs et le Rococo a déposé sur vos corps un voile de sensualité, de couleurs florentines. Raffaelo Sanzio dit Raphaël, détail de La Madonna Sistina, vers 1512-1513, Staatliche Gemäldegalerie, Dresde. Composés de 9 Chœurs vous formez cette Hiérarchie Céleste qui va du Chœur des Seraphim à celui des Archanges. Le nom évocateur de Chérubins prend tout son sens quand on vous honore le 2 octobre. Votre origine se perd depuis la nuit des Temps. Les civilisations ont changé, les langages se sont transformés, les hommes ont évolué mais vous restez toujours aussi mystérieux et universels. Depuis le bébé qui sourit aux anges jusqu'à l'ange gardien qui nous protège même si nous ne sommes pas tous beaux comme des anges. Bien sûr, nous ne sommes pas toujours d'une patience d'ange mais souvent un ange passe et nous sommes alors aux anges… Adolphe-William Bouguereau, Le Premier Baiser, 1873. Aujourd'hui, votre parfum dépose sur la peau des envolées de chocolat et de vanille mêlées d'éclats de caramel, de nuages de barbapapa ; il nous ramène alors aux beaux jours de l'enfance qui riment avec innocence, danses, exubérance…
February 04 Miroir
February 01 Et le voyage continue
Le voyage amorcé par ailleurs continue et nous partons désormais à l'assaut de ces montagnes qui touchent le ciel et côtoie l'Eternité. Es-tu prêt, noble itinérant, à emboîter mes pas ? Alors ne perdons plus de temps et entrons dans l'univers des choses immuables !
Odeur boisée de la terre après l'orage ; le calme d'un lieu où le temps s'est arrêté.
Au fond de la vallée, les montagnes se découpent sur fond d'azur et renvoie à l'oeil émerveillé des reflets changeants. Les poumons se remplissent et l'air frais caresse la peau : une sensation de renaissance où l'automne est là et l'hiver se prépare à frapper à la porte. Et je marche à travers les sentiers, l'esprit en paix et je me surprends à penser que l'Eden n'est pas très loin. Seule, je sonde les replis profonds de mon âme et ne trouve là que quelques pensées noires bien enfouies.
A mes oreilles, le bruit de fond des alpages se fait entendre, doux tintement des cloches qui s'égrènent en petites notes claires. Puis le regard se tourne une nouvelle fois vers les massifs et l'on se fait humble devant tant de grandeur. Ca et là des pointes de vert se disputent l'herbe brûlée. Le torrent à proximité laisse couler l'onde qui serpente à travers les rochers. Un bruit de cascade remplit le ciel et je ne peux m'empêcher de tremper mes pieds dans l'eau. Quel saisissement ! Sensation glacée qui coupe la respiration et l'on voudrait sortir mais la tentation est trop forte. Et je retrouve des sensations disparues, celle de l'enfance avec cette envie irrépressible d'y plonger toute entière mais la raison reprend le dessus. Puis, les membres engourdis par le froid de cette onde venue du fond des âges, je contemple les vagues formées par les obstacles rocheux et c'est un peu de ma vie qui s'écoule ainsi tantôt paisible, tantôt torturée. L'eau est si limpide et si claire que mes mains se portent à ma bouche pour goûter sa fraîcheur.
Et là encore, le spectacle grandiose ravit mon coeur : ces Dames géantes contemplent, immuables, cette terre et l'on ne peut s'empêcher de repenser aux combats de Titans qu'elles ont livré, arrachant à Chronos leur part d'éternité. Moment privilégié où je communie avec l'Histoire. Plus bas dans la vallée, les restes de ruines arrêtent mon attention. Tristes pierres noircies par les batailles et dont on peut encore en sentir les affres. Ce temps où la folie d'un homme a plongé le monde dans le chaos. Et les murs écroulés renvoient encore les cris de haines aux accents étrangers. Et là, on se rend compte que ce nouveau siècle n'a rien retenu des leçons du passé : la Peste est toujours là, insidieuse et perfide ; et les hommes de bien restent les témoins impuissants du passage de la grande faucheuse. Et je repense alors à Aragon et autre Desnos, poètes et messagers dont les voix se sont tues. Je secoue la tête. Non ! Il fallait reprendre pied et se laisser à nouveau séduire par les beautés du temps présent : l'activité bondissante d'une sauterelle ; le parfum du thym sauvage que l'on écrase entre les doigts et qui laisse l'eau à la bouche, cette volonté de retrouver l'innocence dans toutes choses...
Puis les nuages, tout à coup, apparurent, signes annonciateurs qu'il était temps de rejoindre la fureur du monde des hommes. Tranquillement, je repris ma marche et mes pas me portèrent inconsciemment vers cet incroyable sanctuaire de la "Madonna dei boschi". L'extérieur de l'édifice ne renvoyait que des murs vieillis par les siècles, une simplicité nue de l'architecture. Je poussais alors délicatement l'imposante porte de bois. A l'intérieur, la pénombre régnait en maître et il me fallut quelques minutes pour que mon regard retrouve le chemin de la lumière. Là, le saisissement fut total ! et je m'avançai religieusement au milieu des travées et d'un mouvement circulaire, je découvris le spectacle magistral des fresques étalées sur les murs. Sans troubler le silence des lieux, je me mis à détailler les scènes qui s'offraient à l'oeil. Puis le temps s'arrêta...
Des voix résonnaient et les mouvements se firent plus précis. Sous mes yeux ébahis, les échafaudages se matérialisèrent ! Les apprentis en robes de tissus grossiers, trempaient leurs pinceaux dans les couleurs et soudain, le visage d'un ange apparut. Par moment, la voix du maître houspillait les élèves qui s'amusaient : Giovaneschi, è tempo di rimettersi al lavoro, senza divertirsi e il lavoro di Dio non aspetta ; si deve finire questo muro subito, prima che il giorno abbassa*. Dans les traits délicats de la Madonne, l'on retrouvait les marques d'un Fra Filippo Lippi ; la fluidité du corps et les lignes épurées des profils si chères à Botticelli ou bien les couleurs éclatantes d'un Fra Angelico. Le chantier grouillait sous l'activité et cette ruche prenait sa tâche à coeur : rendre palpable la communion religieuse de ce Quatrocento.
Les apprentis reprenaient leur travail de plus belle : certains préparaient les murs pour recevoir l'incanto ; d'autres déposaient les applats délicatement sur les visages et ces derniers prenaient alors une ferveur toute religieuse. Au centre, l'évocation de la Nativité renvoyait l'icône d'une Madonne aux traits purs, évocation parfaite de l'amour d'une mère pour son fils.
Tout à coup, je fus reprise d'une furieuse envie de saisir à nouveau mes pinceaux et retrouver cette volonté d'étaler les couleurs, sentir à nouveau le parfum entêtant de l'essence de térébenthine, retrouver ce désir charnel de reproduire l'inaccessible du monde, sentir à nouveau la peinture qui poisse les doigts et cette insatisfaction de ne pas parvenir à l'oeuvre parfaite. Mes mains se mirent à trembler et je compris que le moment n'était pas encore venu de retrouver ces automatismes qui conduisent à la création.
Puis les voix s'estompèrent pour laisser le vide reprendre ses droits et je regardais une dernière fois ces sfumatos. Les murs ça et là portaient les traces des attaques du temps ; quelques tâches de moisi brouillaient les visages, donnant à l'oeuvre cet air inachevé. Les effluves de la peinture fraîche disparurent et l'odeur douçâtre et pénétrante de renfermé emplit à nouveau l'espace.
Mon voyage à travers le siècle de la Renaissance italienne était terminé ! Je sortis du sanctuaire et la chaleur du jour me fit frissonner. Il était vraiment temps de reprendre le chemin des vivants pour ne pas se perdre à jamais dans les méandres du temps passé !
* "Jeunes gens, il est temps de se remettre au travail, sans s'amuser ; l'oeuvre de Dieu n'attends pas ; et l'on doit finir ce mur avant que le jour ne baisse !"
January 29 "Au clair de la lune ..."
Intérieurement en danger si j'imite January 28 Danser sur la lune / Stand by meLes murs sombres aux reflets gris Marilou Bourdon et Merwan Rim, Danser sur la lune, 2007. January 27 Tentation
January 26 PartageParfois au gré de nos recherches , nous tombons amoureux de mots qui nous font vibrer. En découvrant ce poète libanais, mon esprit est tombé sous le charme de ses vers. Je les dédie donc à tous ceux que j'aime, puissent-ils vous faire rêver et vous mener au-delà des rives du commun de la vie ! Et c'est surtout à toi ma p'tite soeurette que je pense, toi qui les a partagés avec moi ; toi qui a pu en ressentir tout le pouvoir !
January 25 ContemplationsEn découvrant Egyptis et la ville de Nekhen en particulier, il m'a été donné de découvrir de loin des images d'un Orient qui ne cessent de charmer les coeurs, je vous convie donc à partager cette magie !
January 24 Éternelle musique
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