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    March 22

    Moments

     
    moments

    dont le silence
    sécrète
    d’obscur au noir des creux
    seulement des lèvres
    de terre où se clôt la tristesse


    sans énigme où aller
    et nulle herbe à frôler


    ni lueur dans les yeux
    où sur les pentes par la neige
    se reflèterait le ciel
    où brisé
    par ce qu’elle recouvre


    ni par la grève appelée
    vers la lumière
    du soir
    par l’obscur
    seulement des mots
    un murmure de sang


    nulle lumière
    nulle clairvoyance
    ni sens à donner
    aux âmes d'abîmes


    juste un clair-obscur sali
    une clausule des tourments
    sans cesse
    tournés
    vers l'ombre sans image…

    © Anat
     
     
     
    February 27

    Ombres et silences

    Les rues du silence ont clos mes lèvres
    Et je n'ai plus que le soir au front des yeux
    pour enfermer mon ombre
    Les rues du silence ont rompu le désir
    Et je n'ai plus ce soir dans l'espace tranquille
    Où dialoguent les stèles des amants
    Que l'immense désert des paroles creuses
    Et ce vol d'ombres qui ferme mes yeux
    Pour ne plus voir
    Que ces cris fallacieux dans le silence
    la limite trompeuse
    les images insidieuses
    l'absurde des confrontations
    Et sur les pianos éteints
    Quatre croches en silence
    Pour le deuil des mots partagés

    © Anat
    March 31

    Oser ...

     

    Oser … !

    Oser prendre la vie et caresser le temps au bout de sa langue,

    Etendre sa soif d'absolu à l'ombre de ses lèvres …

    Ouvrir l'œil et s'aliéner la joie au souffle de l'émoi

    Corrompre l'univers pour prendre les étoiles

                Et prolonger sa nuit à l'extase …

     

    Transsuder ce monde pour allaiter sa misère

    Oser coiffer l'écume des jours

    Natter les tresses de la mer et délacer les souliers de la terre.

     

    Oser conquérir l'enfer et régner sur le Styx

    Rompre son cours, mourir dans ses propres bras

    … et devenir succube à son tour …

    Brûler au feu et faire tomber son masque de glace

    Faire alliance au plomb de son âme,

    Flageller ses passions, avorter ses moissons à l'or de ses mains…

    Suinter la mélancolie… pour vivifier tout ce qui n'est pas vivant … Et …

     

    Oser …

    Déboutonner le commun des lieux

    Déplumer l'ombre des cieux

    Dessiller au miroir des sens ses yeux

     

    S'arracher à soi

    Arracher à son chemin la force de la loi

    Descendre l'escalier de son corps offerte en nudité

    Aller plus loin …

                Que force et destin !

     

    Oser

    Emprunter ses ailes

    Au vent

    Oser

    Voler l'éternité

    Au temps !

     

    Oser vivre le temps d'une ballade

    Oser mourir de plaisir

    Le temps d'une passion …

     

    Oser ! Tout simplement !

    March 05

    Ce soir

     

    Ce soir la lune luit
    Sombre dans mon coeur
    Qui se broie, se meurt
    Et je m'enfonce dans la nuit.

    Où es-tu joie qui remplit ?
    Que fais-tu, légèreté, ma soeur ?
    Quels dédales m'effleurent ?
    Quand trouverais-je un appui ?

    La mélancolie fait que je m'oublie
    Dans cette prison que l'on dit noirceur
    Et je me débats dans ce combat sans lueur
    Vaincue déjà par cette ordalie.

    Tout me raccroche à cet ennemi
    Qui accompagne mes peurs
    Sans que je puisse faire taire ses clameurs
    Et j'erre sans fin dans le labyrinthe de la monotonie !

     

    March 01

    L'ange déchu

     

    Après nous être élevés vers la Hiérarchie Céleste des Anges, il est temps pour nous de retrouver les profondeurs chthoniennes et de partir à la rencontre du Mythe de l'Ange déchu : Lucifer !

    Avant que l'Eglise catholique ne le rendre ténébreux, Lucifer avait une connotation positive. En effet, son origine latine le pare de lumière. Son nom a pour racine Lux, Lucis qui désignait la lumière et le suffixe Ferre qui désignait le fait de porter. Il était donc le Porte Lumière, celui qui a la Connaissance et le Savoir. Ce nom a d'ailleurs été utilisé pour désigner le Christ (eh oui !) : celui qui représente La lumière du monde. De même, pendant les 3 premiers siècles de l'Eglise chrétienne, bon nombre d'écclésiastiques ont porté ce nom.

    Dans l'Antiquité romaine, Lucifer était un dieu céleste. Fils de Jupiter et de la déesse Aurore, il avait pour charge d'atteler et de dételer les chevaux du char conduit par le Soleil. Il était donc considéré comme le guide des astres. A Rome, Diane (Artémis), la déesse lunaire était aussi appelée Lucifera, la Porteuse de lumière. De plus, tous les matins nous le voyons à l'aube, car il est l'étoile du matin, la planète Vénus qui brille à l'Orient. Les Grecs eux aussi avaient connaissance du dieu Lucifer et ils le nommaient Phosphoros ou Eosphoros. A Babylone, Vénus était connue sous le nom d'Ishtar, déesse des batailles, de l'amour et de la fécondité.

    Mais d'où vient le fait que Lucifer, le plus beau des Anges, soit devenu le prince hideux des Ténèbres ?

    Tout vient malheureusement d'une mauvaise interprétation (ou manipulation ?) des Ecrits (Livre d'Isaïe 14.12) et d'une volonté évidente de diaboliser les lucifériens. Ces derniers étaient les disciples d'un certain Lucifer, évêque de Cagliari (Sardaigne). Ce dernier était opposé au ralliement des Ariens (courant religieux insoumis) à l'Eglise en place. Il forma donc un groupe de dissidents ce qui provoqua le schisme d'Antioche (séparation d'avec l'Eglise chrétienne). C'est Saint Jérôme de Stridon (traducteur des Ecrits Saints, et notamment de la Bible en latin), adversaire acharné et déclaré des Lucifériens, qui va donner naissance au mythe de la Chute de Lucifer et de ses anges. Ainsi, il a pu combattre les disciples de l'évêque Lucifer en les accusant d'hérésie (Liber contra Luciferianos, 379). Ce n'est donc qu'à partir de ce Haut Moyen Age que le nom de Lucifer a été employé pour désigner Satan (le chef des anges qui se sont rebellés, l'ennemi de l'humanité et de Dieu).

    Et c'est depuis ce temps-là que Lucifer arpente les sentiers de la perdition, poussé par son orgueil à se rebeller contre Dieu !

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    "Variations" sur L'Ange déchu d'Alexandre Cabanel, 1847, musée Fabre, Montpellier et c'est encore mieux d'aller voir ce tableau en vrai, il est encore plus beau !

    Et voici un poème que j'ai trouvé fort approprié au plus bel ange des profondeurs !

    Hymne à la beauté
    Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l'abîme
    O Beauté ? Ton regard, infernal et divin,
    Verse confusément le bienfait et le crime,
    Et l'on peut pour cela te comparer au vin.

    Tu contiens dans ton œil le couchant et l'aurore;
    Tu répands des parfums comme un soir orageux;
    Tes baisers sont un philtre et ta bouche une amphore
    Qui font le héros lâche et l'enfant courageux.

    Sors-tu du gouffre noir ou descends-tu des astres ?
    Le Destin charmé suit tes jupons comme un chien;
    Tu sèmes au hasard la joie et les désastres,
    Et tu gouvernes tout et ne réponds de rien.

    Tu marches sur des morts, Beauté, dont tu te moques;
    De tes bijoux l'Horreur n'est pas le moins charmant,
    Et le Meurtre, parmi tes plus chères breloques,
    Sur ton ventre orgueilleux danse amoureusement.

    L'éphémère ébloui vole vers toi, chandelle,
    Crépite, flambe et dit: Bénissons ce flambeau!
    L'amoureux pantelant incliné sur sa belle
    A l'air d'un moribond caressant son tombeau.

    Que tu viennes du ciel ou de l'enfer, qu'importe,
    O Beauté ! Monstre énorme, effrayant, ingénu !
    Si ton œil, ton souris, ton pied, m'ouvrent la porte
    D'un Infini que j'aime et n'ai jamais connu ?

    De Satan ou de Dieu, qu'importe ? Ange ou Sirène,
    Qu'importe, si tu rends, - fée aux yeux de velours,
    Rythme, parfum, lueur, ô mon unique reine ! -
    L'univers moins hideux et les instants moins lourds ?

    Baudelaire Charles, Les Fleurs du mal, 1860

    February 27

    Si souvent

     

    Si souvent, j'ai parcouru ce royaume impalpable
    Découvrant l'éclat fictif de joyaux impossibles.
    Je contemplais ce paysage féerique, mais simple,
    Ces teintes apaisantes, mais incroyables
    Cette plage disloquée, mais agréable
    La fraîcheur baignant ce périple.
    Ces quelques nuages qui survolaient,
    De vastes plaines d'absurdité.

    Mais à l'ombre de chaque grain d'or,
    Profondément sous l'eau et dans la brume,
    Discrètement, mes craintes prennent corps.
    Et secrètement l'espérance se consume.

    Me laissant guider par l'essence suave
    De mes envies, j'ai vagué seule ici.
    J'appréciais chaque instant lyrique :
    Le souffle magique d'une fable onirique
    Les vagues d'une marée de fantaisie
    Le sable prémonitoire d'événements fabuleux
    Ou présage de séparations et d'adieux.

    L'enchantement de l'irréel, cette magie
    S'enfuit petit à petit tel un voeu naufragé
    Dont j'attendrai la réalisation.

    Puis, un détail attire l'attention.
    L'illusion se ternit et s'assombrit.
    L'aquilon s'emplit de cri et de bruit.

    Cet univers se noie dans la nuit.
    L'horizon se perd dans la tempête,
    Les larmes du ciel embrassent l'océan,
    Transperçant les ultimes sentiments,
    Et dans l'espoir, le néant se reflète.

    Fuir? Se sauver? Mais pour aller où?
    Choisir un chemin?
    Mais partout,
    Au loin,
    Je n'aperçois plus rien...
    Déjà les ténèbres étouffent
    Ce qu'il restait de merveilleux
    Et peu à peu, le regard devient pensif
    Disparaît ce qu'il y a de plus précieux.

    Alors que tout sombre,
    Un scintillement dans l'ombre.
    Lueur d'une créature d'or,
    Qui dort... qui dort...
    Rêveuse dans l'âme,
    Attise la flamme
    Qui permet de survivre.

    Et après?
    Aucune idée...
    Le ciel se boursoufle
    La nuit s'essouffle
    Ce monde se trouble
    Et tombe en poussière,
    Derrière mes paupières.

    Les temps changent
    Et je progresse,
    Sans oublier mes songes,
    Telle est cette chimère,
    Souhait mortel
    Et regrets éternels.

    February 22

    Ange de lune

     

    Ange de lune sans cesse infini

    Au fond de mon âme, tu luis

    Léger, diaphane, sans a priori

    Souffle éthéré d'une aile sans oubli

     

    Sensation séraphique qui jaillit

    Emerge du fond des nuits

    Et soulage les blessures des temps d'une vie.

    Caresse subtile d'un vent qui rafraîchit

     

    Etreins ce cœur sans cesse en furie

    Et dessille l'amertume de cette vie

    Mortellement plongée dans la mélancolie

    Sans espoir de reprendre le goût et l'envie

     

    Blancheur opalescente qui éblouit

    Efface un instant ces larmes de suie

    Qui coulent sur cette peine d'ordalie

    Et fais renaître la joie fugace d'une mélodie.

     

     ange de lune

    February 18

    Liberté

         

    Pour ne pas oublier ce qui fait la Mémoire d'une Nation et son Existence même ! C'est donc pour Ceux qui sont tombés pour la Liberté et contre la plus grande des barbaries de tous les Temps que je publie ce billet !  Liberté encore et toujours : un combat d'hier, d'aujourd'hui et de demain !

    Sur mes cahiers d'écolier
    Sur mon pupitre et les arbres
    Sur le sable sur la neige
    J'écris ton nom

    Sur toutes les pages lues
    Sur toutes les pages blanches
    Pierre sang papier ou cendre
    J'écris ton nom

    Sur les images dorées
    Sur les armes des guerriers
    Sur la couronne des rois
    J'écris ton nom

    Sur la jungle et le désert
    Sur les nids sur les genêts
    Sur l'écho de mon enfance
    J'écris ton nom

    Sur les merveilles des nuits
    Sur le pain blanc des journées
    Sur les saisons fiancées
    J'écris ton nom

    Sur tous mes chiffons d'azur
    Sur l'étang soleil moisi
    Sur le lac lune vivante
    J'écris ton nom

    Sur les champs sur l'horizon
    Sur les ailes des oiseaux
    Et sur le moulin des ombres
    J'écris ton nom

    Sur chaque bouffée d'aurore
    Sur la mer sur les bateaux
    Sur la montagne démente
    J'écris ton nom

    Sur la mousse des nuages
    Sur les sueurs de l'orage
    Sur la pluie épaisse et fade
    J'écris ton nom

    Sur les formes scintillantes
    Sur les cloches des couleurs
    Sur la vérité physique
    J'écris ton nom

    Sur les sentiers éveillés
    Sur les routes déployées
    Sur les places qui débordent
    J'écris ton nom

    Sur la lampe qui s'allume
    Sur la lampe qui s'éteint
    Sur mes maisons réunis
    J'écris ton nom

    Sur le fruit coupé en deux
    Dur miroir et de ma chambre
    Sur mon lit coquille vide
    J'écris ton nom

    Sur mon chien gourmand et tendre
    Sur ses oreilles dressées
    Sur sa patte maladroite
    J'écris ton nom

    Sur le tremplin de ma porte
    Sur les objets familiers
    Sur le flot du feu béni
    J'écris ton nom

    Sur toute chair accordée
    Sur le front de mes amis
    Sur chaque main qui se tend
    J'écris ton nom

    Sur la vitre des surprises
    Sur les lèvres attentives
    Bien au-dessus du silence
    J'écris ton nom

    Sur mes refuges détruits
    Sur mes phares écroulés
    Sur les murs de mon ennui
    J'écris ton nom

    Sur l'absence sans désir
    Sur la solitude nue
    Sur les marches de la mort
    J'écris ton nom

    Sur la santé revenue
    Sur le risque disparu
    Sur l'espoir sans souvenir
    J'écris ton nom

    Et par le pouvoir d'un mot
    Je recommence ma vie
    Je suis né pour te connaître
    Pour te nommer

    LIBERTÉ

    Paul Eluard
    in Poésies et vérités 1942
    Ed. de Minuit, 1942.

    Ombres et amertumes

    La lune ce soir reste sombre
    Et se voile de pleurs
    Des perles de nuit au firmament de l'azur
    Les étoiles dévoilent leur pâleur funeste
    Qu'est-ce que la douleur des mots face à la nuit si fragile ?
    Un poids qui ne cesse de s'alourdir au balancier du temps.
    Un gouffre sans fin d'ombres, de regrets
    Et ce léger goût d'amertume qui remplit ma bouche
    Un fiel sans miel, une âcreté au bord des lèvres
    Ils sont revenus les cavaliers de la tristesse !
    Les démons s'invitent à mon âme et me rongent !
    Ô sinistre Spleen le bien nommé !
    Une chape de plomb enserre mon coeur
    Et je m'enfonce vers ces profondeurs chthoniennes,
    Noirceur de la terre, noirceur des hommes
    Qui ne cessent de hurler depuis la fin des temps.
    Où cours-tu ma joie ?
    Bien loin du désert...
    Et si près des limbes !
    Je ne suis plus que l'Ombre

    Je deviens spectre qui hante les mots.

    February 16

    Démons d'une vie

     

    R essurgis les démons des temps passé S

    E ternels tourments d'une vie d'alé A

    G ravés sur cette pierre d'airi N

    R evenue du fond des limbe S

    E t qui avancent tel un leitmoti V

    T ous les cris remontent de l'oubl I

    S ans amour et plein de hain E

    D omino des sens ad Eterna M

    O ù tout n'est que crescend O

    Usure d'un présent sans bonheu R

    T elle une fleur se meur T

    E t s'enfonce dans le Tartar E

    S ans espoir de deui L

    P uissance occulte de la mélancoli E

    E tat d'une vie remplie de ressa C

    U rne d'un cœur où le ma L

    R etourne cette larme de pari A

    S uie d'une âme à l'état bru T

    S ans chemin à suivre, sans far D

    E t qui tourne cette danse à vi E

    M ots qui blessent l'âme d'accro C

    E nvie à jamais de disparaîtr E

    L oin d'ici toucher le cie L

    E t épouser le noir infin I

    N e plus penser que lun E

    T rouver les étoiles et délier ce carca N

    February 13

    IF

    Parfois à l'ombre d'une touche, on croise des textes qui marquent l'esprit. Comment ne pas se reconnaître, filles et fils de la terre, dans ce poème de Rudyard Kipling ? Comment ne pas en ressentir l'émotion telles les notes ultimes et crescendo du Bolero de Ravel ? Je vous invite donc à lire et écouter toute la puissance de ces mots !

    Si...

    Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
    Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
    Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
            Sans un geste et sans un soupir ;
    Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
    Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
    Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
            Pourtant lutter et te défendre ;

    Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
    Travesties par des gueux pour exciter des sots,
    Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
            Sans mentir toi-même d'un seul mot ;
    Si tu peux rester digne en étant populaire,
    Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
    Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
            Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

    Si tu sais méditer, observer et connaître
    Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
    Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
            Penser, sans n'être qu'un penseur ;
    Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
    Si tu peux être brave et jamais imprudent,
    Si tu sais être bon, si tu sais être sage
            Sans être moral ni pédant ;

    Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
    Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
    Si tu peux conserver ton courage et ta tête
            Quand tous les autres les perdront,
    Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
    Seront à tout jamais tes esclaves soumis
    Et, ce qui est mieux que les Rois et la Gloire,
            Tu seras un homme, mon fils.

    Rudyard Kipling (1865-1936)

      

    February 11

    Anges

     
    Partageant l'Eternité, ils sont les messagers du ciel veillant sur la destinée des hommes. Quoi de plus merveilleux de les entre percevoir à travers les nuages, virevolter au gré du vent. Purs esprits, ils éblouissent par leur beauté, leurs visages innocents et malicieux.

    Leur douce blancheur nous rend plus purs et depuis le IVème siècle, leurs ailes nous frôlent et, légères, elles apaisent le tourment des hommes.

    Nombres d'artistes aux noms évocateurs comme Raffaello, Botticelli, Leonardo Da Vinci, vous ont représentés tantôt diaphanes ou aériens et parfois même songeurs. Votre siècle est celui des Arts de la Renaissance. Par petites touches, vous avez pris alors des formes plus Barocco tout en rondeurs et le Rococo a déposé sur vos corps un voile de sensualité, de couleurs florentines.
     
                                         Raphael16
                                                  Raffaelo Sanzio dit Raphaël, détail de La Madonna Sistina, vers 1512-1513, Staatliche Gemäldegalerie, Dresde.

    Composés de 9 Chœurs vous formez cette Hiérarchie Céleste qui va du Chœur des Seraphim à celui des Archanges. Le nom évocateur de Chérubins prend tout son sens quand on vous honore le 2 octobre.

    Votre origine se perd depuis la nuit des Temps. Les civilisations ont changé, les langages se sont transformés, les hommes ont évolué mais vous restez toujours aussi mystérieux et universels. Depuis le bébé qui sourit aux anges jusqu'à l'ange gardien qui nous protège même si nous ne sommes pas tous beaux comme des anges. Bien sûr, nous ne sommes pas toujours d'une patience d'ange mais souvent un ange passe et nous sommes alors aux anges
     
     
                                            
    angeli202

    Adolphe-William Bouguereau, Le Premier Baiser, 1873.


    Aujourd'hui, votre parfum dépose sur la peau des envolées de chocolat et de vanille mêlées d'éclats de caramel, de nuages de barbapapa ; il nous ramène alors aux beaux jours de l'enfance qui riment avec innocence, danses, exubérance…


    A travers ces quelques mots, j'espère que vous trouverez votre ange, celui qui guide votre âme vers la lumière. Quand à moi j'aime à penser que Sitael veille sur mon cœur et m'inspire chaque jour qui passe.

     

                         

    February 04

    Miroir

     

    neige-riviere1 

    La chanson de l'eau
    Reste chose éternelle.
    C'est la sève profonde
    Qui mûrit les campagnes.
    C'est le sang des poètes
    Qui laissèrent leur âme
    Se perdre en les sentiers de la Nature.

    Quelle harmonie elle verse
    Et elle s'abandonne aux hommes
    Avec ses douces cadences.

    Le matin est limpide
    Et les cheminées fument.
    Leurs volutes sont bras
    Qui soulèvent la brume.

    Et la lumière est faite chant
    D'illusions romantiques,
    Elle est forte et suave,
    Céleste et pacifique.
    Elle est brouillard et rose
    De l'éternel matin,
    Miel de lune qui coule
    D'astres ensevelis.

    C'est pourquoi les étoiles
    Dans ses ondes reposent
    Elle est l'amour qui coule,
    Elle est la vie du monde,
    L'histoire de son âme.

    Gardienne du secret
    De nos bouches humaines,
    Alors notre soif s'apaise
    Car elle est le réservoir de nos baisers,
    De lèvres évanouies,
    Soeur de nos pauvres coeurs,
    Éternelle captive.

    Nous voici alors plus enfants,
    Un peu meilleurs.

    Nos tristesses
    S'en vont alors, vêtues
    De guirlandes rosées.
    Et nos regards se perdent
    Dans des régions dorées.
    Félicité de l'extase...
    De nul être ignorée !

    Douceur de l'eau où l'homme
    Rafraîchit corps et esprit,
    Il n'est rien de pareil
    A tes rives sacrées,
    Quand l'amour profond

    Nous a donné des ailes.

    February 01

    Et le voyage continue

     

    Le voyage amorcé par ailleurs continue et nous partons désormais à l'assaut de ces montagnes qui touchent le ciel et côtoie l'Eternité.

    Es-tu prêt, noble itinérant, à emboîter mes pas ? Alors ne perdons plus de temps et entrons dans l'univers des choses immuables !

     

     

    Odeur boisée de la terre après l'orage ; le calme d'un lieu où le temps s'est arrêté.

     

    Au fond de la vallée, les montagnes se découpent sur fond d'azur et renvoie à l'oeil émerveillé des reflets changeants. Les poumons se remplissent et l'air frais caresse la peau : une sensation de renaissance où l'automne est là et l'hiver se prépare à frapper à la porte.

    Et je marche à travers les sentiers, l'esprit en paix et je me surprends à penser que l'Eden n'est pas très loin. Seule, je sonde les replis profonds de mon âme et ne trouve là que quelques pensées noires bien enfouies.

     

    A mes oreilles, le bruit de fond des alpages se fait entendre, doux tintement des cloches qui s'égrènent en petites notes claires.

    Puis le regard se tourne une nouvelle fois vers les massifs et l'on se fait humble devant tant de grandeur. Ca et là des pointes de vert se disputent l'herbe brûlée. Le torrent à proximité laisse couler l'onde qui serpente à travers les rochers. Un bruit de cascade remplit le ciel et je ne peux m'empêcher de tremper mes pieds dans l'eau. Quel saisissement ! Sensation glacée qui coupe la respiration et l'on voudrait sortir mais la tentation est trop forte. Et je retrouve des sensations disparues, celle de l'enfance avec cette envie irrépressible d'y plonger toute entière mais la raison reprend le dessus. Puis, les membres engourdis par le froid de cette onde venue du fond des âges, je contemple les vagues formées par les obstacles rocheux et c'est un peu de ma vie qui s'écoule ainsi tantôt paisible, tantôt torturée. L'eau est si limpide et si claire que mes mains se portent à ma bouche pour goûter sa fraîcheur.

     

    Et là encore, le spectacle grandiose ravit mon coeur : ces Dames géantes contemplent, immuables, cette terre et l'on ne peut s'empêcher de repenser aux combats de Titans qu'elles ont livré, arrachant à Chronos leur part d'éternité. Moment privilégié où je communie avec l'Histoire. Plus bas dans la vallée, les restes de ruines arrêtent mon attention. Tristes pierres noircies par les batailles et dont on peut encore en sentir les affres. Ce temps où la folie d'un homme a plongé le monde dans le chaos. Et les murs écroulés renvoient encore les cris de haines aux accents étrangers. Et là, on se rend compte que ce nouveau siècle n'a rien retenu des leçons du passé : la Peste est toujours là, insidieuse et perfide ; et les hommes de bien restent les témoins impuissants du passage de la grande faucheuse. Et je repense alors à Aragon et autre Desnos, poètes et messagers dont les voix se sont tues. Je secoue la tête. Non ! Il fallait reprendre pied et se laisser à nouveau séduire par les beautés du temps présent : l'activité bondissante d'une sauterelle ; le parfum du thym sauvage que l'on écrase entre les doigts et qui laisse l'eau à la bouche, cette volonté de retrouver l'innocence dans toutes choses...

     

    Puis les nuages, tout à coup, apparurent, signes annonciateurs qu'il était temps de rejoindre la fureur du monde des hommes. Tranquillement, je repris ma marche et mes pas me portèrent inconsciemment vers cet incroyable sanctuaire de la "Madonna dei boschi". L'extérieur de l'édifice ne renvoyait que des murs vieillis par les siècles, une simplicité nue de l'architecture. Je poussais alors délicatement l'imposante porte de bois. A l'intérieur, la pénombre régnait en maître et il me fallut quelques minutes pour que mon regard retrouve le chemin de la lumière. Là, le saisissement fut total ! et je m'avançai religieusement au milieu des travées et d'un mouvement circulaire, je découvris le spectacle magistral des fresques étalées sur les murs. Sans troubler le silence des lieux, je me mis à détailler les scènes qui s'offraient à l'oeil. Puis le temps s'arrêta...

     

    Des voix résonnaient et les mouvements se firent plus précis. Sous mes yeux ébahis, les échafaudages se matérialisèrent ! Les apprentis en robes de tissus grossiers, trempaient leurs pinceaux dans les couleurs et soudain, le visage d'un ange apparut. Par moment, la voix du maître houspillait les élèves qui s'amusaient : Giovaneschi, è tempo di rimettersi al lavoro, senza divertirsi e il lavoro di Dio non aspetta ; si deve finire questo muro subito, prima che il giorno abbassa*.

    Dans les traits délicats de la Madonne, l'on retrouvait les marques d'un Fra Filippo Lippi ; la fluidité du corps et les lignes épurées des profils si chères à Botticelli ou bien les couleurs éclatantes d'un Fra Angelico. Le chantier grouillait sous l'activité et cette ruche prenait sa tâche à coeur : rendre palpable la communion religieuse de ce Quatrocento.

     

    Les apprentis reprenaient leur travail de plus belle : certains préparaient les murs pour recevoir l'incanto ; d'autres déposaient les applats délicatement sur les visages et ces derniers prenaient alors une ferveur toute religieuse. Au centre, l'évocation de la Nativité renvoyait l'icône d'une Madonne aux traits purs, évocation parfaite de l'amour d'une mère pour son fils.

     

    Tout à coup, je fus reprise d'une furieuse envie de saisir à nouveau mes pinceaux et retrouver cette volonté d'étaler les couleurs, sentir à nouveau le parfum entêtant de l'essence de térébenthine, retrouver ce désir charnel de reproduire l'inaccessible du monde, sentir à nouveau la peinture qui poisse les doigts et cette insatisfaction de ne pas parvenir à l'oeuvre parfaite. Mes mains se mirent à trembler et je compris que le moment n'était pas encore venu de retrouver ces automatismes qui conduisent à la création.

     

    Puis les voix s'estompèrent pour laisser le vide reprendre ses droits et je regardais une dernière fois ces sfumatos. Les murs ça et là portaient les traces des attaques du temps ; quelques tâches de moisi brouillaient les visages, donnant à l'oeuvre cet air inachevé. Les effluves de la peinture fraîche disparurent et l'odeur douçâtre et pénétrante de renfermé emplit à nouveau l'espace.

     

    Mon voyage à travers le siècle de la Renaissance italienne était terminé ! Je sortis du sanctuaire et la chaleur du jour me fit frissonner. Il était vraiment temps de reprendre le chemin des vivants pour ne pas se perdre à jamais dans les méandres du temps passé !

     

    * "Jeunes gens, il est temps de se remettre au travail, sans s'amuser ; l'oeuvre de Dieu n'attends pas ; et l'on doit finir ce mur avant que le jour ne baisse !"

     

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    Fra Filippo Lippi, Madonna con bambino e due angeli, 1455, Galerie des Offices, Florence.

                                                  ange en adoration-fraangelico  

    Guido di Pietro dit Fra Angelico, Ange en adoration 1430-1440 ?, Musée du Louvre, Paris.

                                              Botticelli - The Madonna of the Magnificat

    Sandro Botticelli, La Madonna del Magnificat 1480-1481, Galerie des Offices, Florence.

    January 29

    "Au clair de la lune ..."

     

    Intérieurement en danger si j'imite
    Ce qu'on voit, ce qu'on dit, ce qu'on pense, ce qu'on vend
    Depuis longtemps, j'ai posé ces limites
    Même si, par prudence, il vaut mieux vivre présent
    Je serai dans la lune !
    Et par-delà les nuages, à chaque instant, je rêve!

    Continuellement en dehors de la vie
    Que l'on veut que je mène sans connaître mon coeur
    Sans se soucier de ce dont j'ai envie
    Fatiguant qui espère me distraire d'être ailleurs
    Je serai dans la lune !
    C'est la réalité, si je veux exister, je rêve !

    Evidemment, n'écoutant pas assez, moi non plus
    Les besoins, les attentes, les alarmes
    Comme ces enfants que l'on a trop blessés
    Se promenant à l'écart du chemin de leurs larmes
    Je serai dans la lune !
    Pour ne pas trop souvent m'attrister d'autres peines, je rêve !

    Impunément, jouant mon petit jeu
    D'un Pierrot, d'une Colombine pour un mot penchée sur son poème
    Qui dirait non même au plus malheureux
    Qui demande sa plume, en précisant quand même
    Je serai dans la lune !
    Comment prêter la chose avec laquelle le mieux, je rêve !

    Obstinément attirée par le seul
    Avec qui mes pensées marivaudent encore
    En laissant à tous ceux qui le veulent
    Le monde trop terre à terre
    Je serai dans la lune !
    Pour ne pas regretter les tourments antérieurs, je rêve !


    Et doublement, quand je ne serai plus là
    Quand ceux qui m'ont aimée ou blessée s'en rendront un peu compte
    Fidèlement, alors on me croira
    Sous la pierre ou au ciel, d'après ce qu'on raconte
    Je serai dans la lune !
    Pour moi, pas de mystère, de Paradis, d'Enfer, le Rêve!

    Mais je suis dans la lune :
    Quinze mille lunes et plus
    Que je rêve de la lune sur la terre
    Alors je rêve encore et encore d'une lune des mille et une nuits !

     
    January 28

    Danser sur la lune / Stand by me

        
    free music

    Les murs sombres aux reflets gris
    La ville sans nom bercée par l'ennui
    Toi tu rêvais d'être ébloui
    Si les étoiles te servent d'abri.

    Alors viens, oh oui viens.
    Prend ma main
    Oublie tes pleurs, tes chagrins
    Allez viens
    Oh ce soir j't'emmène
    Danser sur la lune
    Flâner sur les dunes.

    Le jour on tire sa révérence
    La nuit se pose avec élégance
    Tes yeux se lèvent plein d'insouciance
    Tu voudrais bien que l'on recommence.

    Alors viens, oh oui viens.
    Oh allez j't'emmène,
    Danser sur la lune
    Flâner sur les dunes
    Danser sur la lune.

    S'évader un instant
    Du souffle des tourments
    Retrouver le sourire,
    Le parfum des plaisirs
    Je connais ce chemin.
    Je connais ce chemin.

    Je t'y emmène allez viens !
    Oh oui viens, allez viens !
    Oublie tes pleurs, tes chagrins
    Prend ma main
    Ce soir, j't'emmène,
    Danser sur la lune
    Flâner sur les dunes
    Danser sur la lune.

    Allez viens
    Allez viens, je t'emmène,
    Danser sur la lune
    Je t'emmène là-haut
    Danser, danser
    Danser sur la lune
    Humm, humm
    Danser sur la lune.

    Marilou Bourdon et Merwan Rim, Danser sur la lune, 2007.

    January 27

    Tentation

      Tentation

    A chaque instant, la réminiscence des mots
    Semblable à un frémissement d'ailes
    Nous parle de la douceur des liens
    Qui unissent chaque âme
    Caresse éthérée de plaisirs partagés
    Une onde de vie si délectable
    Une partition de notes exquises si douces à nos palais
    Une corbeille de fruits défendus
    Dont la saveur sucrée rappelle le péché originel
    Et rapproche les coeurs de la tentation
    Et nos lèvres peuvent alors goûter
    Aux gourmandises du temps passé
    Comme aux délices des Temps à venir.

    January 26

    Partage

    Parfois au gré de nos recherches , nous tombons amoureux de mots qui nous font vibrer. En découvrant ce poète libanais, mon esprit est tombé sous le charme de ses vers. Je les dédie donc à tous ceux que j'aime, puissent-ils vous faire rêver et vous mener au-delà des rives du commun de la vie ! Et c'est surtout à toi ma p'tite soeurette que je pense, toi qui les a partagés avec moi ; toi qui a pu en ressentir tout le pouvoir !
     
     
    Vos cœurs connaissent en silence les secrets des jours et des nuits.

    Mais vos oreilles se languissent d'entendre la voix de la connaissance en vos cœurs.

    Vous voudriez savoir avec des mots ce que vous avez toujours su en pensée.

    Vous voudriez toucher du doigt le corps nu de vos rêves.


    Et il est bon qu'il en soit ainsi.

    La source secrète de votre âme doit jaillir et couler en chuchotant vers la mer,

    Et le trésor de vos abysses infinis se révéler à vos yeux.

    Mais qu'il n'y ait point de balance pour peser votre trésor inconnu,

    Et ne sondez pas les profondeurs de votre connaissance avec tige ou jauge,

    Car le soi est une mer sans limites ni mesures.

    Ne dites pas : "J'ai trouvé la vérité", mais plutôt: "J'ai trouvé une vérité".

    Ne dites pas: "J'ai trouvé le chemin de l'âme". Dites plutôt: "J'ai rencontré l'âme marchant sur mon chemin".


    Car l'âme marche sur tous les chemins.

    L'âme ne marche pas sur une ligne de crête, pas plus qu'elle ne croit tel un roseau.

    L'âme se déploie, comme un lotus aux pétales innombrables.
     
    Khalil Gibran, Le Prophète, extraits.
     
    January 25

    Contemplations

    En découvrant Egyptis et la ville de Nekhen en particulier, il m'a été donné de découvrir de loin des images d'un Orient qui ne cessent de charmer les coeurs, je vous convie donc à partager cette magie !

    L'aube s'élève sur les montagnes de poussières

    Les effluves aqualifères du Nil enrobent
    Les hommes d'une onde aromatique ;
    Le désert s'éveille, Geb ouvre la marche
    Râ possède le monde de ses rayons
    Et le pinceau modèle mes Impressions Soleil Levant.

     

    A midi, le zénith rougeoie ;
    Quel attrait que ces poussières d'or !
    Une contemplation qui m'enserre
    Et qui change au gré du Khamsin
    Un voile pourpre moire le granit,
    Et devant les yeux cette esquisse flamboie.

    L'Orient est possession, violences, sans chimères ;
    Les dunes brûlent, meurent et renaissent la nuit

    Graines d'éternité qui charment les cœurs et l'esprit
    Et des profondeurs chtoniennes monte l'appel de la solitude.

    A l'aube du crépuscule, une réflexion sur le sens de nos vies
    Et nos sens reflètent nos coeurs, les vicissitudes
    Qui passent, vont, viennent et pénètrent nos âmes
    A nos oreilles, le silence murmure
    Une petite musique de nuit au clair de lune
    Une partition sans fin qui vogue en secret dans le désert.
    Et chantonne au gré des airs du temps jadis.

     

    http://www.egyptis.com/

    http://nekhen.niceboard.com/

    January 24

    Éternelle musique

     
    Un bémol, une dièse, qu'elles soit blanches ou noires,

    Quelques notes sur une ligne, la voilà dans l'histoire.

    Celle que le génie, dans un accord magique

    Lui a donné un nom, celui de la musique.

    Un petit air de valse, de rumba, de musette,

    Partout où il se trouve nous met le coeur en fête.

    Musiques de lointains pays, aux rythmes endiablés

    Ou simple menuet que dansaient nos aînés.

    Petite musique de chambre ou triste Requiem,

    Chacun a dans la tête la musique qu'il aime.

    Le roulement du tambour, sur les champs de bataille,

    Encourageant les hommes, face à la mitraille.

    Pour le fantassin, c'est au pas cadencé,

    Qu'elle est toujours présente sur les Champs Elysées.

    Ce merveilleux tango, au son si mélodieux

    Que l''on danse encore, au bal des amoureux.

    Je n'oublie pas non plus, ces slows si romantiques,

    Qui nous rappellent parfois des pensées nostalgiques,

    Et puis l''accordéon, le piano, la trompette, la guitare,

    Qui se sont joints aux mots, pour de belles histoires.

    Écouter doucement chansons et ritournelles,

    Mais s'il nous prend l''envie d''pousser les décibels,

    Pour la samba, le rock ou le disco,

    Nous avons le panel pour garder le tempo.

    Elle est toujours présente aujourd'hui, comme naguère

    Faire deux pas en avant et un seul en arrière,

    Pour danser ensemble ce tango langoureux,

    Celui qu'a fait s'unir d''éternels amoureux.
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